
Le poulpe, présentation.
L’adaptation de cet animal à son milieu, depuis des millions d’années, est prodigieuse. Le poulpe est une créature unique caractérisée par une grande intelligence. Il est capable de résoudre des problèmes et d’apprendre. Il a 9 cerveaux, dont 8 répartis dans ses bras, qui peuvent bouger et agir de manière autonome. D’ailleurs ses bras, aux centaines de ventouses, sont capables de sentir, de toucher et de goûter.
Il a une vision particulière qui lui permet de voir des proies transparentes. Le poulpe peut modifier la couleur et la texture de sa peau pour pouvoir se camoufler ou pour imiter d’autres créatures. Il a 3 cœurs et son sang est bleu. Pour échapper à un ennemi, il peut envoyer une encre noire épaisse pour désemparer son agresseur. Lorsqu’un de ses tentacules est coupé, il peut repousser.
C’est un animal plutôt solitaire, et territorial, vivant dans son propre abri.
La symbolique du poulpe.
Le poulpe symbolise l’intelligence, la ruse, l’adaptabilité, la résilience, le mystère, la complexité, la flexibilité, la puissance et la transformation.
Le poulpe s’appuie sur sa créativité et son intuition pour naviguer dans la vie, pour changer de forme (mimétisme) face aux défis et pour développer une intelligence du corps et de l’esprit.
Bref, le poulpe n’aurait-il pas des caractéristiques communes avec les personnes neuro-atypiques ?

Qui sont les personnes neuro-atypiques ?
Les personnes neuro-atypiques sont des individus dont le fonctionnement neurologique et cognitif diffère de la norme (neurotypique).

On parle surtout ici de personnes avec un TDAH (Trouble De l’Attention avec ou sans Hyperactivité), un TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme), un trouble « Dys » (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasie) ou encore les personnes HPI/HPE (Haut Potentiel Intellectuel ou Émotionnel) qui en font aussi partie.
Très souvent, une même personne neuro-atypique peut cumuler différents troubles. C’est ce qu’on appelle les profils pluriels ou la neurodiversité complexe.
Elles perçoivent le monde différemment, pensent de manière particulièrement créative, innovante et intuitive, et présentent souvent des capacités uniques tout en rencontrant de nombreux défis dans un monde conçu pour les neurotypiques, nécessitant adaptation (scolaire, professionnelle et sociale), et reconnaissance pour valoriser leur diversité cognitive et créer des environnements plus inclusifs.
La neuro-atypie, un effet de mode ?
La neuro-atypie n’est pas un effet de mode ou un problème d’attitude, ni même un trait de caractère ou un manque de volonté, c’est une réalité clinique.
On parle de troubles du neurodéveloppement avec une forte composante génétique et héréditaire, qui impliquent un fonctionnement différent du cerveau.
On dit que c’est une autre manière d’être au monde, une identité complexe, multiple, riche, parfois douloureuse, souvent intense.
C’est une condition qui peut trouver du sens et du soutien grâce à des diagnostics posés par des professionnels de santé spécialisés, et des accompagnements spécifiques pour ainsi mieux se comprendre et s’apprendre.

Les personnes neuro-atypiques sont caractérisées par des perceptions, des pensées et des interactions uniques, apportant des forces, comme la créativité et l’analyse, tout en présentant des défis dans une société conçue pour les neurotypiques qui ne résonne pas avec elles.
Le poulpe, animal totem des personnes neuro-atypiques !
Le poulpe peut être vu alors comme un guide symbolique, discret et malicieux, pour les personnes multi-potentielles, uniques.
Virtuose du camouflage, pour des raisons de survie, le poulpe enseigne que le masquage est un mécanisme de protection qui doit être utilisé à bon escient.
Il prouve qu’il peut être aussi bon de se confronter que de s’éclipser pour sa survie dans un environnement inadéquat, voire toxique. Sa solitude est salutaire.
Sa complexité décuple ses capacités, son unicité intrigue, sa résilience, son intelligence et son adaptabilité en font un champion.
Cette créature sensible, curieuse et ingénieuse à plus d’un tour dans son sac dans un environnement qui ne l’épargne pas. Son combat pour exister fait ainsi écho aux parcours des personnes neuro-atypiques.

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